dimanche 3 septembre 2006

la partie de cartes


Histoires de perroquet

La partie de cartes !

Deux passagers d’un paquebot sont en train de jouer à la belote et pour élargir la partie ils décident d’apprendre à jouer à leur perroquet.


Celui-ci semble avoir bien compris les règles, puisqu’à un moment donné, il jette il jette une carte sur la table en criant :

- je coupe !

Et instantanément le bateau heurte un récif et coule !

Dix minutes plus tard, on peut voir un perroquet accroché à une bouée de sauvetage au milieu des débris de toutes sortes qui flottent sur la mer.

Il tient entre ses griffes un as de carreau et il grommelle :

- Pour un jeu de cons, on peut dire que c’est un jeu de cons…

(ne pas confondre cette histoire avec celle du magicien qui se termine également dans la mer…).


Une autre histoire ? Il suffit d'aller voir l'index des histoires de perroquets ! 

Sinon, à propos de partie de cartes vous en avez une autre, partie de belote et célèbre !

… C'est pour ça que je me demande si Panisse coupe a coeur.
- Si tu avais surveillé le jeu, tu le saurais.
- Eh bien, dis donc, ne vous gêner plus ! Montre-lui ton jeu puisque tu y est !
- Je ne lui montre pas mon jeu. Je ne lui ai donné aucun renseignement.
- En tout cas, nous jouons à la muette, il est défendu de parler.
- Et si c'était une partie de championnat. tu serais déjà disqualifié.
- J'en ai vu souvent des championnats. J'en ai vu plus de dix. Je n'ai jamais vu une figure comme la tienne.
- Toi, tu es perdu. Les injures de ton agonie ne peuvent pas toucher ton vainqueur.
- Tu es beau. Tu ressembles à la Statue de Victor Gelu.
- Oui, et je me demande toujours s'il coupe a coeur.
- Et je te prie de ne pas lui faire de signes.
- Moi je lui fais des signes? Je bats la mesure.
- Tu ne dois regarder qu'une seule chose : ton jeu. Et toi aussi.
- Bon.
- Si tu continues à faire des grimaces, je fous les cartes en l'air et je rentre chez moi.
- Ne vous fâchez pas, Panisse. Ils sont cuits.
- Moi, je connais très bien le jeu de la manille et je n'hésiterais pas une seconde si j'avais la certitude que Panisse coupe à coeur.
- Je t'ai déjà dit qu'on ne doit pas parler, même pour dire bonjour à un ami.
- Je ne dis bonjour à personne. Je réfléchis.
- Eh bien! réfléchis en silence... Et ils se font encore des signes! Monsieur Brun, surveillez Escartefigue. Moi, je surveille César.
- Tu te rends compte comme c'est humiliant ce que tu fais là? Tu me surveilles comme un tricheur. Réellement, ce n'est pas bien de ta part. Non, ce n'est pas bien.
- Allons, César, je t'ai fait de la peine?
- Quand tu me parles sur ce ton, quand tu m'espinches comme si j'étais un scélérat, eh bien, tu me fends le coeur.
- Allons, César...
- Oui, tu me fends le coeur. Pas vrai, Escartefigue? Il nous fend le coeur.
- Très bien!


Marcel Pagnol, La partie de cartes...

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